Le Capitaine Mulet est le héros d’une trilogie romanesque illustrée qui se compose des tomes : L’Étrange Mission du Capitaine Mulet, Le Procès du Capitaine Mulet, et Le Triomphe du Capitaine Mulet. L’ensemble représente environ 450 pages.

On y suit les aventures d’un capitaine de navire du XVe siècle envoyé par le Roy aux confins du monde avec un équipage presque aussi fou que lui. En chemin, il verra de terribles monstres, sera confronté à d’inextricables problèmes de morale et de logique, découvrira des mondes et des peuples, guerroiera de ci de là et composera quelques-uns de ses fameux poèmes.

En attente de publication.

Extrait (début) :

                                                                                                                               Livre Premier

                                                                                                                                           *
                                                                                                          L’Étrange Mission du Capitaine Mulet
                                                                                                          Ou comment il franchit la mer océane

 

Aux libraires, rois et sçavants, dames et gentilshommes, et tous ceulx qui vont lire ce récit, j’assure qu’il est véritable et très authentique, écrit de ma propre main, c’est à dire de la main de Messire Mulet, commandant de navire, très illustre gentilhomme et grand docteur ès maintes choses, pour y narrer les aventures et péripéties qui advinrent dans ses voyages, ainsi que tout ce qu’il vit, ouït, apprit et sut qui soit digne d’être ici rapporté.
J’ai espoir, par cette modeste relation, de pouvoir faire progresser science, navigage et littérature, et m’acquérir fameux nom après la postérité et grande richesse de mon temps. Je prie tout libraire de la faire reproduire aussi souvent qu’il faudra pour en aviser toutes les parties de la Chrétienté, et le lecteur de la bien conserver et de s’y rapporter, au besoin, comme à une somme de savoirs et de sagesse pouvant le guider dans tous les cas qui se présentent à lui, ordinaires et extraordinaires.

Ô Marie-Galactoire
Tes yeux, quand il est tard
Se ferment, et, désespoir !
Tout à coup il fait noir.

Croyant ce cahier vierge, j’eus la touchante surprise d’y trouver, en seconde page, un poème écrit par moi dans ma jeunesse, destiné à une belle qui ne le méritait point. Combien de beaux vers, combien d’éclats de grâce, qui eurent émerveillés les plus brillants esprits, sont chaque jour perdus par d’innocents poètes, qui, n’en mesurant point la valeur, jettent leurs écrits au feu ? Nous ne prendrons point ce risque.

 

                                                                                                                                            *
                                                                                                                              Cy commence la
                                                                                                                  Relation du Voyage au Ponant
                                                                                                                            commandée par le
                                                                                                                               Capitaine Mulet
                                                                                                             au nom de Charles par Dieu nommé
                                                                                                                                 Roy de France  

 

Nous quittâmes Bayonne trois jours après la fête de Marie, l’an mille quatre cent cinquante et sept de la Nativité du Christ, à bord du Va-Loin, une belle nef que la vermine entame à peine. J’en suis content, car il nous a fallu plus d’un mois pour achever les préparatifs, et je n’étais jamais loin de manifester certains signes d’impatience, tels que trépignements, imprécations, malédictions, excommunications.
Nous avons pour un an de vivres et six mois d’eau, d’excellentes cartes espagnoles et portugalloises, qui sont du siècle passé, mais très exactes, portant toutes précisions utiles à notre route et fort joliment ornementées. Aux proscrits donnés par le Roy pour notre équipage, nous avons ajouté quelques ivrognes que les taverniers de cette ville, qui sont toujours heureux d’aider les gens de bien, amènent à la nuit dans des brouettes. Quelques-uns, s’éveillant sur le pont du navire, étaient en telle fureur et surprise de se trouver là qu’ils se coulèrent à la mer ; mais, puisqu’à présent la côte est bien éloignée, ceux qui demeurent ont renoncé à s’en aller.
Bienvenu Broutechoux, mon second, est un Basque de bonne taille en qui j’ai grande fiance. Il est le seul à bord qui ne soit porté sur la bouteille, mais, faute d’eau douce en abondance, il use de sa ration pour se laver les mains, ce qu’il a coutume de faire douze fois la journée. C’est bien triste chose que d’être tant sobre : les médecins ne recommandent-ils pas de s’enivrer une fois dans le mois, au moins, pour évacuer les humeurs ? Je tâcherai de l’y inciter, car j’ai soin de la santé de mes gens.

- Capitaine, quel sont les ordres ?
- Le Roy écrit exactement : « voguez droit au ponant, sans faillir, pour la gloire de la France et de la Chrétienté. »
- C’est un ordre un peu vague, Capitaine, si vous me permettez.
- C’est l’ordre le plus précis qu’il m’ait été donné de recevoir à ce jour, Bienvenu, et j’en suis fort aise. Il nous faut tenir cap au ponant et voilà tout. Pendant ce temps, nous pourrons à loisir jouer à la mourre et aux osselets.
- Capitaine, j’ose demander le but de notre voyage, car le moment viendra tôt ou tard où nous arriverons au bout de quelque chose.
- Au bout de quoi, mon ami ?
- Au bout de la mer, Capitaine, et cette idée me fait frémir, car il se dit que derrière ses bords tranchants, elle fait place à grand néant peuplé de monstres hideux, belues, hellequins à cornes et à fourches, bref tout ce qu’un homme n’aime guère rencontrer sur sa route.
- Eh, eh ! Mais voilà justement ce que nous souhaitons apprendre. Jusqu’où va la mer, et qu’y a-t-il ensuite ? Les eaux s’arrêtent-t-elles nettement ainsi qu’elles firent quand Moïse les sépara, ou bien se répandent-elles en cascade vers un sombre gouffre, et si oui, comment la mer ne s’est-elle pas encore tout à fait asséchée et y a-t-il un système de pompe ?

 

 J’ai réalisé plusieurs illustrations sur ce thème.

Le Capitaine a érigé un fort pour défendre sa terre. Il lutte contre l’armée des François qui veulent l’en déloger.

Les Corsaires anglois attaquent le navire.

Le Capitaine, en maintes occasions, défie les terribles monstres des mers.

Le Capitaine se retrouve en Orient, où il cause du dérangement.

Le capitaine visite par la ruse les appartements privés du Pacha.

Les gens du Capitaine ne rechignent pas à la tâche.

Le Monde représenté en vérité.

Le Capitaine nous ravit de sa prose.

Le Monde de l’endroit et celui de l’envers.

Le Capitaine, affamé, tâchant vainement de résister à l’ardent désir de croquer dans les jambons de son hôte.

Le Capitaine et son second, Bienvenu, ont capturé une sorcière.

Le Capitaine grimé en Saint Boeuf pour représenter le Mystère de la Nativité.

Le Capitaine rapporte au couvent les crapauds qu’on l’a envoyé chercher.

Les malades du Mal des Ardents.

Saint-Elme apparaissant au mât du navire et faisant du zèle.

Le Capitaine au cachot, tentant de se préserver d’une extrême-onction de mauvais aloi.

Le Capitaine, emmené au bûcher.

Le Capitaine en charmante compagnie d’une des suivantes du Pacha.

Le Capitaine ramené par un garde de la milice royale.

Le Capitaine se battant avec un usurpateur, qui est aussi son gendre.

Le Capitaine ligoté au mât du navire en compagnie de son ennemi juré.

Le Capitaine, dans sa jeunesse, posant avec une tête de cheval.

Le Capitaine et Bienvenu traversant la mer à dos d’âne.

Le Capitaine aime les Narvals.